"Terre oubliée, HAÏTI peut se reconstruire sur de vraies démarches solidaires. Ensemble, nous pouvons défendre ces valeurs.
Implication du séisme sur la sécurité alimentaire en Haïtilire document >
Solidarité Haïti - MJC Ris-Orangis - EHFA
La situation en Haïti, suite au tremblement de terre reste dramatique dans bien des lieux, loin des médias.
Les secours des grandes ONG restent pour le moment concentrés sur quelques zones de Port au Prince. De petites associations agissent sur place et dans l’immédiat pour pallier au jour le jour le manque d’eau, de nourriture et d’hygiène, aux côtés d’une diaspora haïtienne qui soutient efficacement les familles restées au pays.
Au-delà d’un don assuré dès les premiers jours par la MJC à la fondation de France, la MJC a décidé d’agir localement par l’intermédiaire de l’association EHFA, active sur la crècheEnfant Haïtien mon Frère
Enora Hirel et Ernst Jean Pierre, amis de la famille Châlot agissent sur place à Port au Prince et font le pont avec EHFA
L’urgence alimentaire et hygiénique est pour maintenant. Vos dons serviront tout de suite.
Nous avons décidé d’agir localement et de soutenir la crècheEnfant Haïtien mon Frère qui fait face au chaos avec l'association Enfant Haïtien France Action qui soutient toute l'équipe de cet orphelinat.
Les dons peuvent être envisagés de deux manières :
Les petits dons d’un euro ou plus et de façon régulière. Avec 1600 adhérents, on obtient déjà une somme conséquente pour des besoins immédiats.
Les dons de personnes qui veulent s’engager sur des plus fortes sommes, et qui peuvent bénéficier d’une réduction fiscale de 75%.
Nous garantissons par l’intermédiaire d’Yvon Lagadec, trésorier de l’EHFA, l’utilisation gérée à l’économie et immédiate des fonds récolté au bénéfice des enfants sur place.
Tous les chèques sont à libéler à l'ordre de EHFA (Enfant Haïtien France Action)
à adresser ou à déposer à l'accueil de la MJC de ris-Orangis - 10 place Jacques Brel - 91130 Ris-Orangis
Reçu fiscal
Particuliers: 75% déductible des impôts à hauteur de 510 €
Au-delà de 510 €, 66% dans la limite de 20 % du revenu net imposable
5 années de report
Entreprises:
60 % à concurrence de 5 pour mille du chiffre d'affaire
Tous les dons en espèce sont à déposer à l'accueil de la MJC, une boite est à disposition
Renseignements à l’accueil de la MJC : 01 69 02 13 20
par des parents ayant adopté un ou plusieurs enfants haïtiens,
en provenance de la crèche Enfant Haïtien Mon Frère, à Port au prince.
A ce jour, l’association compte près de 200 adhérents.
L’objet de cette association est :
De venir en aide à la crèche Enfant Haïtien Mon Frère
afin de subvenir aux besoins des enfants qu’elle accueille.
De participer à un programme d’appui au développement de la production du lait en Haïti, lancé par l’O.N.G haïtienne VETERIMED.
A travers ce soutien, nous pouvons financer l’achat de vaches
et les confier à des familles vulnérables en milieu paysan.
Ainsi ces familles peuvent vivre grâce à la vente du lait.
D’accompagner des donateurs déjà impliqués en Haïti
dans des financements personnels d’assistance ou de soutien
( soins, logement, scolarité, insertion professionnelle … )
L’action de l’association se limitant à proposer un accompagnement fiscal
( réduction fiscale à 75% ), à proposer ou solliciter des contacts
( travail en réseau ) et à soutenir humainement.
Notre association collecte des fonds et mobilise des moyens pour soutenir ces actions.
Pour le soutien de la crèche, nous participons aux budgets domestiques
tels que l’alimentation, le logement, l’hygiène, la santé, la scolarité,
et l’insertion professionnelle des plus grands.
Pour le soutien au programme VETERIMED,
nous travaillons avec quelques écoles, mais aussi avec un comité d’entreprise. Grâce à eux, l’association a pu financer l’achat de plusieurs vaches.
L’ensemble des fonds récoltés est totalement destiné à ces actions
distinctement identifiées et que nous soutenons à la hauteur et à la demande
de leurs donateurs resoectifs.
Toutes nos actions ont une définition humanitaire,
ce qui autorise tous les donateurs à bénéficier
d’une réduction d’impôt égale à 75% des dons versés.
Fondé en 1969 ParMme Ita Lafontant,Directrice
Révérend Père Jean-Claude Lespinasse, Président
En 1969, la fondatrice d’Enfant Haïtien Mon Frère, Madame Ita Lafontant appelée Manmita par les enfants s’est rendu à l’Hôpital de l’Université d’Haïti, à Port-au-Prince visiter la salle de pédiatrie. Elle aperçut un bébé âgé d’à peine un mois laissé pour mourir dans un berceau. Il était visiblement abandonné, elle s’enquérait auprès de la religieuse en charge du service de la possibilité de lui offrir des médicaments pour son traitement. Elle lui répondit : “ il n’a pas seulement besoin de médicaments, mais d’une famille pour prendre soin de lui, un bébé ne peut pas vivre dans un hôpital ”. Elle accueillit le bébé et 3 jours plus tard, il était complètement rétabli et épanoui. Elle le ramena à l’hôpital rendre visite à la religieuse et depuis ce jour, les bébés arrivent à la maison sans nous prévenir.
La maison offre aux enfants un climat familial favorable à leur développement psychologique et social. Manmita vit avec eux, partage leurs joies et leurs peines, mais elle le répète souvent il ne faut pas un parent pour des enfants, mais des parents pour un enfant. C’est ce qui rend la tâche un peu plus difficile. A la maison, les enfants sont regroupés et les plus âgés s’occupent des plus jeunes. Nous avons remarqué que les adolescents qui autrefois demandaient beaucoup plus d’attention arrivent maintenant à donner beaucoup d’affection aux bébés, ce qui rend la crise d’adolescence moins aiguë.
Les enfants sont conduits à la maison soit par leurs parents (20%) ou par l’Institut du Bien-être Social et de Recherches (l’instance gouvernementale), par les directeurs d’hôpitaux ou des passants qui les retrouvent dans les rues. Ils arrivent presque tous en détresse : malnutrition, pneumonie, affection de la peau, etc. Nous avons accueilli plusieurs bébés âgés de 1 mois et pesant 3 livres ou âgé de 1 an et pesant entre 11 et 13 livres. Pour ces derniers la pente est plus difficile à remonter. Ne possédant pas de politique sociale, nous ne sommes pas subventionnés par le Gouvernement haïtien.
La maison abrite maintenant 63 enfants dont 11 jeunes adultes 10 adolescents, 18 de 5-13 ans, 24 enfants de 0 - 4 ans. Ceux qui sont d’âge scolaire vont à une école classique ou professionnelle. Parmi les jeunes, 4 travaillent à temps partiel, ils pourront bientôt quitter la maison et subvenir à leurs propres besoins. Quand les parents gardent le contact avec nous, nous essayons après un certain temps de retourner les enfants chez eux. Ce n’est pas facile. Sergo est arrivé à la maison âgé de 6 ans à la mort de sa mère. Après ses études classiques, il étudie l’informatique à l’Université et travaille comme chauffeur à temps partiel. Il joue plusieurs instruments de musique dont le piano et la guitare, il vient de laisser la maison à l’âge de 26 ans. 3 de nos jeunes filles et 7 de nos garçons sont au secondaire.
Parmi ces enfants, 3 ont un handicap physique. Johanne a 12 ans, elle commence à perdre l’usage de ses mains, elle n’arrive plus à défaire ses lacets et a de plus en plus de difficulté pour marcher. Il nous faudra bientôt nous préparer à modifier la maison pour la lui rendre accessible si elle n’arrive plus à marcher. Elle fréquente l’École St Vincent, depuis 3 ans, les séances de physiothérapie qu’elle avait régulièrement sont suspendues. Samantha est aussi âgée de 12 ans et va à l’École St Vincent., nous cherchons un centre spécialisé pour la placer et Christella (6 ans) souffre de paralysie cérébrale. Depuis son arrivée, elle a fait beaucoup de progrès : elle marche, parle un peu.
Nous avons eu 10 bébés séropositifs. Avec un environnement sain, beaucoup de soins et d’amour, 8 d’entre eux sont testés HIV négatif après 6 à 15 mois et deux sont mort du SIDA.
Un centre préscolaire est aménagé dans la cour pour les enfants du quartier. Ce centre accueille près de 175 enfants. C’est un centre communautaire financé exclusivement par les parents. Nos enfants de 3 à 6 ans le fréquentent.
Les gardiennes d’enfants et ménagères au nombre de 10 sont encouragées à retourner à l’école le soir, 3 d’entre elles vont à un centre d’alphabétisation, une a terminé ses cours d’infirmière-auxiliaire, après 3 mois de travail à Food For the Poor, elle est revenue à la maison travailler comme aide médicale. Elle conduit les enfants chez le médecin et administre les médicaments, assure le suivi médical.
La situation économique et sociale du pays devient de plus en plus difficile. La demande augmente chaque jour. Avec beaucoup de regret nous devons refuser l’accès à bien des enfants, faute d’espace. Nous n’acceptons que ceux dont la vie est menacée. Nous souhaitons trouver les moyens pour acquérir une nouvelle maison ou agrandir la nôtre pour accommoder ces enfants. En plus, nous sommes durement éprouvés par l’absence d’approvisionnement en courant électrique. Nous avons utilisé un générateur 3 heures par jour, le coût élevé du carburant ne nous permet pas de le garder plus longtemps. L’électricité est indispensable pour la surveillance des enfants, la conservation des aliments et la préparation des devoirs de maison pour les enfants d’âge scolaire. Ainsi nous avons acheté à crédit un système d’électricité à énergie solaire.
Au début du mois d’août de l'année dernière, nous n’avons pas déterminer la cause 13 de nos enfants sont tombés malades : gastro entérite et 3 ont été diagnostique pneumonie, 1 tuberculose. Les frais d’hospitalisation pour 6 enfants se sont élevés à plus de 80,000 gourdes dans un hôpital privé. A l’hôpital de l’Université d’État d’Haïti, il faut une personne 24 heures par jour pour surveiller chaque enfant. Dans la salle d’urgence, les enfants sont placés sur une grande table, il y a très peu d’infirmières, les parents sont obligés de tenir l’enfant pour qu’il ne tombe pas, surveiller le soluté, aller acheter les médicaments (y compris seringue, gants, rasoir, adhésive, etc.) et donner les soins de base.
Notre vœu le plus cher est que la situation économique s’améliore beaucoup afin que les enfants puissent rester dans leurs familles respectives et vivre heureux comme tous les enfants de leur âge à travers le monde.
document rédigé par Rolande LAFONTANT , responsable de la Crèche EHMF et adressé à l’association le 10/12/04 .