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suite présentation Lysistrata 21

 

Constitution d’une troupe autour d’un projet de création :

L’identité du théâtre du Théâtre du Kariofole se détermine par sa naissance et son implantation dans une ville de la banlieue parisienne et par sa résidence dans une Maison des Jeunes et de la Culture, porteuse des valeurs de l’Éducation Populaire et de la transformation sociale, ainsi que par sa recherche théâtrale qui place au centre de sa création une dramaturgie en lien organique avec la société.

La Compagnie encadre depuis sa création : Le Théâtre-École de la Maison des Jeunes et de la Culture de Ris-Orangis et forme depuis de nombreuses années des acteurs qui démontrent aujourd’hui leur capacité à intégrer un projet de grande exigence artistique. Il en est de même pour certains jeunes acteurs, issus des actions culturelles menées dans le cadre de la prévention à destination des quartiers défavorisés qui, à travers l’action « Œil du cyclone » et notamment à travers la pièce : « Place des Myhtos » ont affirmé un réel investissement et une visible potentialité à rejoindre un projet de création.
Le Théâtre du Kariofole et la Maison des Jeunes et de la Culture veulent faire de cette création un terrain d’expérience autant qu’un espace de formation à destination des plus jeunes dont le choix professionnel s’oriente vers la pratique artistique.


Expérience, exigence et inventivité :

Ce projet demande aux professionnels des deux structures : Théâtre du Kariofole et Maison des Jeunes et de la Culture de transmettre expérience et exigence ; il demande aux jeunes d’apporter l’insolence et la fraîcheur de l’acteur en devenir.
Cette union c’est l’alliance du Savoir Faire et du Savoir Être  dans l’exercice d’une liberté  :
- qui crée : en choisissant un sujet qui s’inscrit dans notre temps et nos espaces et que nous mettrons en écriture, une écriture porteuse de nos diversités et de nos ressemblances, porteuses de questions qui mettent en jeu : Moi et Le Monde/Le Monde Et Moi…
- qui enseigne : en transmettant les valeurs d’un théâtre vivant, exigeant et inventif.
- qui diffuse : en s’appuyant sur la programmation de la Maison des jeunes et de la Culture, dans l’optique de promener le spectacle avec peu de contraintes techniques afin d’être choisis au-delà des cahiers des charges, plutôt dans la rubrique « coup de cœur », partout où nos partenaires s’improvisant programmateurs rendront possible la représentation.

 

Ces libertés, nous avons choisi de les exercer au travers d’une libre adaptation du texte d’Aristophane :

« Lysistrata 21 »

Aristophane et  Lysistrata

Pourquoi Aristophane ?

Parce qu’il est plus que tout autre un auteur citoyen, traitant dans chacune de ses pièces des sujets brûlants  d’actualité, utilisant la force et la cruauté du rire pour dénoncer les excès, les bassesses et les dérives de notre pauvre condition humaine, dans le but de transformer les hommes et le monde.
Parce qu’il fait de ses contemporains des personnages et de leur quotidien une saga s’inscrivant dans l’histoire à la portée philosophique,
Parce qu’il rêve d’un monde de justice et de paix nous entraînant par le rire à rêver avec lui,
Parce que son théâtre prête le flanc à la transposition, une transposition vivante et libre pour un texte moderne et populaire.

Pourquoi « Lysistrata 21 ? »

      Pour l’universalité et l’intemporalité du sujet de la pièce :
Pour le bon sens qu’oppose Lysistrata à la force brutale, pour sa révolte et la leçon qu’elle nous donne : la vie plutôt que la mort, leçon qu’il apparaît malheureusement nécessaire de répéter.
Pour son message, non seulement de paix, mais de partage. Lysistrata propose une gestion de la Cité. S’emparant de l’Acropole où les hommes ont enfermé le trésor du gouvernement, elle devient maîtresse de la fortune nationale et propose une vision budgétaire bien différente de celles des hommes puisqu’elle vise au partage, à la lutte contre les injustices.
Pour son utopie : Lysistrata réussit à former une Internationale de la Femme, ce que notre monde d’aujourd’hui ne se permet même pas d’imaginer.
Pour sa fin heureuse : les femmes gagnent la bataille du sexe, les hommes signent la paix. Même si ce « happy end » prend la forme d’un vœu pieux, n’est-il est salutaire de l’entendre ?

 

« Lysistrata 21 »
Une libre adaptation de Catherine Regula

Une transposition au plus près de la pensée de l’auteur :

« Après avoir étudié et comparé plusieurs traductions du texte grec afin de saisir au mieux la pensée de l’auteur, après avoir analysé les valeurs politiques et esthétiques contenues dans l’acte dramaturgique propre au théâtre Grec, théâtre où se fondent art et société, j’ai décidé de déplacer l’argument de la pièce en le situant au cœur de nos angoisses et questions d’aujourd’hui.
Contrairement au verbe de la tragédie dont la valeur poétique possède la capacité de traverser le temps, le verbe de la farce est fortement inscrit dans son époque et demande à être actualisé.
L’essentiel de mon travail d’auteur s’est concentré sur la recherche d’un langage vivant, populaire et soigneusement rythmé, ainsi que sur la trouvaille d’équivalences en conservant la structure de la pièce et les ressorts qui animent la démonstration. »

Féminisme, pacifisme et métissage :

« Parmi les équivalences, j’ai choisi de traiter du féminisme, de sa lutte pour la libération et l’égalité, et du pacifisme en dénonçant les ravages de la force brutale, l’absurde loi du sang et du clan tant dans les quartiers de nos banlieues que dans le fonctionnement des sociétés à l’échelle internationale.
Tout en maintenant l’histoire dans le passé, et son déroulement à Athènes, j’ai invité de nouveaux personnages à débattre de nos enjeux d’aujourd’hui qui contiennent toutes formes de violences:  politiques, sexistes, religieuses ou encore familiales…
 »

Catherine Regula


« Lysistrata 21 » Image et Son

 

Un dispositif de théâtre forain :
La volonté de représenter ce spectacle avec peu de technique détermine un espace scénique et un dispositif qui se rapproche du théâtre forain, un théâtre nomade et son plateau nu ou presque, où le personnage est porteur de l’image.
Masques et maquillages situent le personnage enveloppé dans un tissu qui porte un genre pseudo grec pour un style qui mélange avec humour l’hier et l’aujourd’hui.

Chansons et rockn’roll :

Une composition originale accompagne le texte de 3 chansons :
Le rock du Ras-Le-Bol
Le Blues du Grand Écart
La Ballade des frangins/frangines.
Cette composition est signée de deux des membres du Groupe des F.A.D.A., groupe de rockn’roll qui sillonne la Région Parisienne depuis 20 ans et sort régulièrement des albums qui promènent avec énergie leur insolence et leur goût des choses bien faites.


Lysistrata 21 » Une équipe multicolore

Distribution 
Guy Auberger
Michel Aubert
Shérazade Benabib
Joëlle Charvenet
Sarah Cordier
Corinne Deroide
Mamar Difellah
Oumar Drame
Hawa Drame
Sabrina El Abassi
Doua El Mahboub
Naim Garbaa
Nacim Garbaa
Edith Goncalves
David Nadjar
Bibiche N’Dambi
Sandra Petour
Catherine Regula

Musique
Compositeur Bruno Arcadias
Arrangements/vocals : Lea Bertin-Hugault
Basse : Frédéric Pouilhes
Son : Studio-musicbox.com (06.14.12.74.47)

Images
Eric Châlot

Affiche
ALBERT

Assistance à la mise en scène
Sarah Cordier

Texte et Mise en scène
Catherine Regula


« Lysistrata 21 » Extraits

Athéna apparaît à Lysistrata à l’Agora.
Athéna – Lysistrata, je vais te confier une mission une « redoutable » mission  qui fera de toi une héroïne inégalée.  Ton nom, gravé dans le marbre, traversera le temps. Tu seras célébrée, glorifiée, à demi déifiée.
Lysistrata – C’est tout de même un peu gênant… Je suis plutôt du genre discret…
Athéna – C’est fini la discrétion. Maintenant tu entres dans l’histoire.
Lysistrata – Je ne sais pas si je peux, comme ça, tout de suite, faut que je consulte ma famille…
Athéna – Rien du tout ! J’ordonne, tu obéis. C’est comme ça que ça marche. Tu sais, les dieux ne sont pas très patients. Question : que fait-on pour que s’arrête la guerre ?
Lysistrata – On adresse des prières à la Déesse Athéna.
Athéna – Oui, mais, visiblement, cela ne suffit pas. Ou alors, vous ne priez pas assez. Bref ! On règlera nos comptes plus tard. En tous cas, moi, je n’en peux plus des ravages de la guerre  et je te charge, toi,  Lysistrata, de faire signer la paix !
Lysistrata – La paix, attends , euh… Tu veux que les hommes arrêtent de faire la guerre ?
Athéna – La paix ! C’est clair, non ? La paix ! Tu parles grec ou bien ?
Lysistrata – Ah moi, je comprends tout, tout ce que tu veux. La paix, je te la signe, mais eux, jamais ils ne feront la paix. C’est impossible.
Athéna – « Impossible », c’est un mot pour les hommes, pas pour les dieux.
Lysistrata – Ecoute Déesse, je suis très honorée de la confiance que tu m’accordes, mais franchement, je ne suis pas la femme de la situation. Choisis un ministre, un Hercule, ou un brave…
Athéna – J’ai choisi ! Et le hasard qui m’a conduit vers toi fait bien les choses.
Lysistrata – Le hasard, le hasard, je croyais que tout était écrit par vous, les dieux, et que le hasard n’existait pas.
Athéna - Mais ça c’est la frange intégriste de l’assemblée des dieux qui tient ce genre de propos. La réalité est tout autre. Bref ! On ne va pas faire un café-philo sur le hasard et le destin ! De toute façon, j’ai fait du hasard mon complice, j’ai ce pouvoir, je suis une déesse.
Lysistrata – Les missions, ce n’est pas pour moi, Déesse. Parce que je suis une ?... Une ?...
Athéna – Les devinettes, c’est moi qui les pose !
Lysistrata – Je suis une femme 
Athéna – Tu es une femme, ça tombe très bien. Faire signer la paix est une mission beaucoup trop sérieuse pour qu’elle soit confiée à un homme. Et puis, assez discuté, c’est un ordre : tu fais signer la paix ou bien…
Lysistrata – Le tonnerre, la foudre…


« Lysistrata 21 » Extraits

Au milieu des femmes rassemblées, arrivent deux filles voilées : Arabica et Robusta.
Espérance – C’est qui elles ?
Oméga – T’occupe, c’est des esclaves.
Féline – Qu’est-ce qu’elles veulent les petites cailles ?
Robusta – C’est rapport à l’Assemblée des Femmes.
Oméga  – D’où viennent-elles celles-là ?
Bimbôs  – Des faubourgs, laisse tomber.
Nirvana – Qui vous a prévenues ?
Arabica – C’est les bruits, quoi. Y a des rumeurs qui tournent.
Robusta – Et nous, on veut être sélectionnées. Le concours a commencé ?
Bimbôs  – Les esclaves n’ont pas le droit de s’inscrire à l’élection !
Arabica– Je suis née ici. Je suis Grecque comme tout le monde. Sur la vie de ma mère !
Robusta – Déjà, mon père, il était né ici !
Oméga  – Ben, ça se voit pas.
Robusta  – On va le payer toute notre vie d’être filles d’esclave s?
Arabica – C’est une tuerie !
Robusta  – C’est pas juste !
Lysistrata  – Elle a raison ! Ce n’est pas juste ! Mes amies, libérons les esclaves !!
Les femmes  –  Quoi ?!
Féline – Libérer les esclaves… Tu ne sais pas ce qui est bon, toi.
Oméga  – Tu perds la tête !
Nirvana  – Qui va faire mon ménage ?
Nymphôs  – Qui gardera mes enfants ?
Bimbôs  – Tu me vois sortir les poubelles ?
Espérance  – Tu vas trop loin, Lysistrata !
Lysistrata  – Mes sœurs…
Apprêtons-nous à vivre un moment historique.
Que ce jour à jamais dans notre république
Pour avoir abattu la haine et l’injustice
Soit gravé au fronton de tous nos édifices !
Et nos noms circulant de la bouche à l’oreille
Jusqu’à la fin des temps perpétue la merveille
D’un intrépide mot qui répond sans un doute
A la question posée : toutes les femmes ? Toutes !


« Lysistrata 21 » Extraits

Réunion matinale des députés.
Atrabilôs – Je reviens de là-bas. J’étais chez l’ennemi. Ils préparent une attaque.
Les hommes – Ah bon ?
Atrabilôs – Musclée.
Les hommes – Non ?
Atrabilôs – Ravageuse.
Les hommes – Non ?!
Artrabilôs – Cyclonique… typhonesque !!
Les hommes – Ah la la !
Lokâs – Et en quoi ça consiste ?
Atrabilôs – Une motion. De censure.
Lokâs – Nous n’avons fait aucune proposition de loi. C’est ce que nous allions faire ce matin.
Atrabilôs – La motion est prête.
Libidôs – Contre une loi qui n’existe pas ?
Duflambôs – L’opposition est capable de tout.
Victorugôs – Elle dit quoi la motion ?
Atrabilôs – Le contraire de la loi.
Bénéfis – Y a pas de loi !
Atrabilôs – Ou alors, il y a  des fuites.
Lokâs – Je suis sûr de mes hommes.
Victorugôs – Mais puisqu’il n’y a pas de loi !
Libidôs – C’est louche !
Duflambôs – C’est la guerre des nerfs.
Atrabilôs – Et si nous envisagions la question d’un autre point de vue ?
Lokâs – Précise.
Atrabilôs – Si au lieu de « dépense », nous discutions « économie » ?
Libidôs – C’est pas clair.
Atrabilôs – Qu’est-ce qui coûte cher dans une armée ? La nourriture. Rationnons les rations. 50% d’économie. Un soldat qui a faim devient un soldat en colère. C’est rentable. Qu’est-ce qui coûte cher ? Les soins.
Bénéfis – Les éclopés, les amputés…
Victorugôs – Les brancardiers, les médecins, les infirmeries…
Lokâs –  C’est un gouffre !
Atrabilôs – Ou on meurt ou on survit, mettons nos soldats face à leurs responsabilités. Pas de demi-mesure. On achève les blessés ou ils payent l’hôpital. 50% d’économie.
Lokâs – Soyons fermes 
Atrabilôs – Et enfin, ce qui coûte cher à la cité ce sont les retraites. Remettre en cause les primes de risque, les pensions, les allocations c’est mettre le doigt sur une énorme injustice. 
Libidôs – C’est vrai que les militaires ont de sacrés avantages.
Bénéfis – C’est honteux.
Lokâs – Pas de régime de faveur.
Atrabilôs – Allez, 50%. Et enfin, si nous voulions vraiment, mais vraiment faire des économies, nous réduirions les offensives, en temps : quinze jours pour prendre vingt mètres. Non !
Lokâs – C’est du gâchis !
Atrabilôs – Mettons des quotas : deux jours dix mètres. 50%.
Bénéfis – Ça fait 200%, ça ?
Lokâs – L’économie…  C’est surprenant.
Atrabilôs – C’est visionnaire.
Libidôs – J’ai pas tout compris.
Bénéfis – Moi ce que j’ai compris, c’est ce que c’est les autres qui payent.
Duflambôs – Mais, les militaires dans tout ça ?
Lokâs – Les militaires, ils font leur travail : ils combattent plus pour gagner plus. En avant compagnons. L’Acropole nous attend et nous allons siéger.
Les hommes – Siéger, ouais !


« Lysistrata 21 » Extraits

Réunion des ambassadeurs envoyés par les gouvernements pour faire cesser cette grève du sexe.
L’Africain – Mon gouvernement et moi, on s’est réuni.
Le Spartiate – Au bureau politique, c’est la panique.
L’Africain – Sous l’arbre aux palabres, ça se délabre. Tout pareil.
Le Spartiate –  On est tous sur le fil du rasoir, nos relations se sont durci.
Rambôs – Ben  forcément.
L’Africain – On se regarde en chien de faïence.
Le Spartiate  – On commence à se reprocher des vilaines choses,
L’Africain – On va finir par s’empaler, si tu vois ce que je veux dire.
Lokâs – On en arrive très rapidement à des extrémités.
Le Spartiate – On a voté à main levée,
L’Africain -– Et pas que la main,
Le Spartiate – Pour expédier une ambassade et vous dire …
L’Africain – que l’Occident nous court, grave,  sur le haricot.  Déjà, vous nous opprimez : colonialisme, esclavagisme, capitalisme, bon, on dit rien…
Le Spartiate – Mais ensuite quand vos donzelles convertissent les nôtres à baisser le rideau, fermé pour cause d’inventaire, là, non, stop !
L’Africain – Tout ver de terre mérite une Dulcinée, tout nuage sa trouée, tout volcan sa giclée.
Rambôs – C’est beau  ce que tu dis !
Lokâs – Et qu’est-ce que vous proposez ?
L’Africain – Je renonce.
Le Spartiate – Je dénonce,
L’Africain  – Je prononce.
Le Spartiate – Je défonce.
Entrent le Galiléen à cour et le Judéen à  jardin. Ils se retrouvent face à face.
Le Judéen – (fort accent juif) Qu’est-ce que tu fais là ? Tu m’as suivi ou quoi ?
Le Galiléen(fort accent arabe) Tu rigoles ! C’est toi qui me suis ! Toujours tu me cherches des noises !
Le Judéen – Moi, je te suis ? T’es fou, toi ! J’étais bien content de quitter le pays, juste pour me dire que ça me ferait des vacances de plus voir ta figure ! La vérité !
Le Galiléen – Et moi ! Comment que j’étais content d’aller me promener sur un territoire où j’étais sûr de pas trouver un seul Judéen qui dit : fous le camp, t’es chez moi !
Le Judéen – Tu fous le camp, malgré tout ! j’étais là en premier !
Le Galiléen(aux autres) Moi, j’étais là en premier ! C’est pas vrai ?
Le Judéen(aux autres) Méfiez-vous de lui. C’est un menteur !
Le Galiléen(aux autres) Ne l’écoutez pas ! C’est un voleur ! Il veut me voler ma terre !
Lokâs – Mais qui êtes-vous ?
Le Galiléen – Youssouf le Galiléen, ambassadeur de Palestine.
Le Judéen – Joseph le Judéen, ambassadeur d’Israël. J’ai rien volé. Elle est à moi, cette terre ! C’est écrit dans les livres !
Le Galiléen – Elle est à moi ! C’est les moutons qui nous l’ont dit !
Le Judéen – Terroriste !
Le Galiléen – Colon !!
Ils vont pour s’empoigner. Les autres les séparent.
Lokâs – Calme, messieurs ! Calme ! Aujourd’hui, l’ennemi est commun !…  Quand je pense que ce sont des bonnes femmes qui font tout ce tintouin, plus de bruit que la guerre.


« Lysistrata 21 » Chanson

Le rock du Ras-Le-Bol

(les femmes chantent)
Fais pas semblant de pas écouter
Quand on te dit qu’y en a assez
Assez des machos des soldats
Qui sèment la mort à chaque pas

Elles en peuvent plus
Les nanas
Elles en veulent plus
De ce monde-là
Elles en ont les nanas
Jusque jusque jusque-là

Fais pas semblant de pas comprendre
Qu’on te laissera pas réduire en cendres
Ce peu de temps qu’on a sur terre
À faire l’amour plutôt que la guerre

Elles en peuvent plus
Les nanas
Elles en veulent plus
De ce monde-là
Elles en ont les nanas
Jusque jusque jusque-là

Fais pas semblant de pas être en retard
Quand tu crois comme tous les ringards
Que du bonheur la seule recette
C’est le fric, les bombes et les prophètes

Fais pas semblant de pas remarquer
Que les frangines se sont groupées
Et qu’elles vont te coller la misère
Tu veux la guerre t’auras la guerre

Parce que
Elles en peuvent plus
Les nanas
Elles en veulent plus
De ce monde-là
Elles en ont les nanas
Jusque jusque jusque-là

 

Catalogue des spectacles - téléchargement des dossiers presse

Théâtre du Kariofole  - Compagnie en résidence sur la ville de Ris-Orangis
10 Place Jacques Brel 91130 RIS-ORANGIS
tel : 01.69.43.13.53 - Fax : 01.69.02.13.21 - Mail : kario@mjcris.org
Direction artistique : Catherine Regula - Direction administrative : Yvonne Stival

 

 

 

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