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Centre des Musiques et Danses Traditionnelles
en Ile de France

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La FAMDT se dote d'un outil à l'image de son projet : dynamique et fédérateur !

Nous avons le plaisir de vous annoncer le lancement du nouveau site internet : découvrez-le...

www.famdt.com


 

 

e collectif des Musiques et Danses du Monde en Ile-de-France

LES MUSIQUES ET DANSES DU MONDE
AU CŒUR DES ENJEUX DE SOCIETE


Introduction

L’Ile de France, un territoire particulier et plein de potentiels pour les musiques et danses du monde

La population de l’Ile de France est, pour une grande part, le fruit de l’exode rural des provinces françaises et de l’immigration de populations étrangères. Forte originalité : dans cette région, coexistent des gens du monde entier et l’INSEE nous rappelle que 4 immigrés sur 10 vivent en Ile de France, que 37 % des étrangers y résident et qu’un habitant sur 6 est immigré…

Les élus, les acteurs de l’éducation, de la vie associative, de la culture sont confrontés aux questions que pose cette diversité. Si elle peut être regardée comme un richesse, elle exige également de répondre aux problèmes du dépassement de la juxtaposition d’univers ghettoïsés, de la marginalisation de certaines populations, pour partager un espace de vie commun, être ensemble parties prenantes d’un même territoire, d’une même citoyenneté.

L’Ile de France - ses territoires multiples, ses quartiers populaires - est un laboratoire du futur. Cette région est le lieu d’une problématique anticipatrice où peuvent se vivre les prémices d’une citoyenneté ouverte sur le monde, la construction d’une identité régionale portée par un socle commun de valeurs qui respectent les particularités et les modes d’expression de chacun, de nouvelles façons de «vivre ensemble».

Les Musiques et Danses du Monde, outils d’une démarche adaptée…

Nous pensons que les musiques et danses du monde peuvent jouer un rôle dans cet environnement, parce qu’elles sont l’expression vivante des populations. Elles ont la particularité d’être à la fois du côté de l’art et de la pratique sociale, du patrimoine et de la création. Elles ont la singularité de toucher une multitude de domaines de la vie sociale et culturelle et concernent de nombreux acteurs des vies locales.
La démarche des acteurs de ce domaine entre  en résonance avec les problématiques du territoire francilien. Elle questionne la mémoire, les racines, les identités culturelles en perpétuelle construction. Se jouant de la tension entre mémoire individuelle et mémoire collective, mettant la création et l’art au centre  de la pratique des individus, elle les implique dans un processus à la fois culturel, artistique et citoyen.
Il ne s’agit pas de simplement diffuser ces musiques mais de les utiliser comme un véritable instrument de construction et de développement. On ne peut plus se contenter de la logique de l’offre culturelle ou de son inverse : répondre à la demande. Il nous faut inventer de nouvelles démarches et de nouvelles pédagogies pour construire nos projets culturels. Non plus consommer des produits finis mais être expérimentateurs de formes nouvelles.

Les musiques et danses du monde peuvent contribuer, en partant des personnes et des pratiques, à élaborer en commun des projets permettant à chacun de prendre toute sa place, de dépasser la cohabitation parallèle, l’enfermement communautariste. Et nous voulons le faire à travers le travail en commun, la coopération.

C’est pourquoi il est aujourd’hui nécessaire, pour un mieux-vivre ensemble, de mettre en interaction la nation politique républicaine « une et indivisible dans son principe d’égalité des droits » et la nation culturelle « de multi appartenances ». Un système social ne peut exister sans un système culturel, et un système culturel sans système social est une civilisation morte. Il est nécessaire que les deux systèmes se nourrissent mutuellement.

Nous partageons un certain nombre de convictions

Nous faisons référence au texte de l’Unesco sur la diversité culturelle en concevant nos actions selon un processus d’interaction et de participation et nous constatons que l’agenda 21 constitue aussi un pole de références et de réflexions pour agir…

Des convictions humanistes

Prendre l’homme dans sa diversité.

« Tout être humain est porteur d’une culture.
Personne ne naît sans culture ; chaque culture apporte quelque chose à la construction de l’humanité. »
Les musiques du monde sont une façon particulière de mettre l’Homme au centre de l’acte. Pas l’Homme universel mais le porteur de spécificités. C’est un attachement à la particularité, à une autre façon d’être un humain. On ne part plus de l’œuvre mais des pratiques des individus, du sens qu’ils leur donnent. «On reconnaît aux personnes le droit d’avoir leurs représentations du monde».

Nous pensons qu’il y a une égale dignité des cultures

Les productions culturelles sont porteuses d’identité, de valeurs, de sens, et ne peuvent pas être considérées comme des marchandises comme les autres. L’on ne peut pas respecter certaines d’entre elles et n’être que condescendance pour d’autres, sans porter atteinte à la dignité des secondes.
Les musiques non écrites ont la même profondeur historique que les autres et ne leur cèdent en rien en qualité ni en dignité.

Le droit à vivre la diversité culturelle

La reconnaissance de l’égale dignité des répertoires et des cultures nous permet de revendiquer d’autres expressions que celles qui sont valorisées par le Marché ou l’Institution.
Hors d’une mondialisation qui ne serait qu’une occidentalisation, nous créons un espace où l’on peut vivre de façon satisfaisante la diversité culturelle sans le diktat des modèles dominants.

Des convictions sociales et citoyennes

« Dans nos sociétés de plus en plus diversifiées, il est indispensable d’assurer une interaction harmonieuse et un vouloir vivre ensemble de personnes et de groupes aux identités culturelles à la fois plurielles, variées et dynamiques.
Des politiques favorisant l’inclusion et la participation de tous les
citoyens sont garantes de la cohésion sociale, de la vitalité de la société civile et de la paix. Ainsi défini, le pluralisme culturel constitue la réponse politique au fait de la diversité culturelle.»

Le vivre ensemble.

S’il y a égale dignité des répertoires et des cultures alors il faut que les unes et les autres aient un vrai accès à l’espace public. D’où la nécessité de la reconnaissance (je suis nié si ma culture n’est pas reconnue) et de l’intervention de l’institution. Rentrer dans l’espace public c’est se confronter à d’autres, se faire reconnaître, et reconnaître les autres, établir des coopérations...

Construire à travers le débat et la négociation

Le débat nécessaire à l’élaboration d’un projet oblige les participants à se  confronter au référentiel commun. C’est l’inverse du repli communautariste et identitaire. Il s’agit de construire une relation de citoyenneté avec d’autres acteurs, d’autres structures du territoire, de développer le vivre ensemble, de casser les images simplistes.

La chair sociale d’un projet culturel, se trouve autant dans le processus de sa mise en œuvre que dans son objet.

Des convictions culturelles et artistiques

La démarche artistique

L’art est du domaine de l’excellence et de l’exception. C’est un moment privilégié de la pratique culturelle plus quotidienne.
La démarche artistique, dans le domaine des musiques et danses du monde, n’a de sens qu’expérimentée par la collectivité, et que si elle contribue à l’enrichir émotionnellement.
L’artiste est légitime pour dire la souffrance, le conflit, les joies, pour construire des ponts et des ouvertures entre les identités.
L’art met en interaction et donc en équilibre. Il crée un imaginaire social différent de celui que nous propose le marché.

Un patrimoine musical de qualité et original

Fruits de cultures séculaires, ces musiques sont belles et porteuses de richesses, dans les domaines rythmiques, organologiques, modales, poétiques....
Les formes sociales de leur pratique (espace public ou privé, formes dansées, vie festive) sont différentes. Elles ont un impact émotionnel fort. Elles insistent particulièrement sur la dimension relationnelle, festive et sociale. Les formes d’action et de spectacles sont volontiers participatives, le public étant acteur de l’évènement

Des musiques qui se prêtent à la création.

De par leur oralité ce sont des musiques vivantes, mobiles, découvreuses, porteuses d’une plasticité ouverte sur le monde.
Elles permettent une approche contemporaine de cet héritage ancien que nous accueillons avec notre sensibilité d’aujourd’hui.
Le contexte francilien permet de faire se rencontrer, se confronter des formes héritées et des formes nouvelles contemporaines ; d’où des alliances inattendues, des productions singulières.

Une pédagogie alternative

La transmission orale, même lorsqu’elle s’accompagne de l’écrit, permet de proposer une pédagogie innovante : Etre sur le sens plus que sur la forme. Sur la participation plus que dans la performance. Dans le global plus que dans l’analytique. L’oralité fait appel à des ressources particulières chez l’apprenant et permet de développer une musicalité que d’autres moyens peinent à mettre en place.
Ces formes musicales permettent une implication personnelle plus rapide dans un acte musical collectif.

Une démarche spécifique

Mettre les pratiques des personnes au centre de la dynamique du projet constitue une démarche alternative à la démarche de l’engineering de l’offre et de la demande

Dès lors que l’on estime que la cohésion sociale dans l’espace public implique la prise en compte des singularités culturelles, il est nécessaire de faire le choix du débat et de la négociation ; de prendre le temps de considérer les conflits de valeurs.
Cela nous positionne dans la capacité à faire évoluer les systèmes de représentations par la construction d’une relation et d’un engagement citoyen. En d’autres termes, il s’agit de construire l’action en travaillant « avec » et non « pour » les autres.
Ce débat oblige les participants à se confronter au référentiel commun. C’est l’inverse du repli communautariste et identitaire. En bref, il s’agit de développer le vivre ensemble, de casser les images simplistes, de viser une transformation sociale.

Cela implique une expérimentation permanente : un lien constant entre pratique, réflexion et production. Il s’agit de conduire une véritable démarche de projet pour créer des situations riches et innovantes.

Chaque situation sera dépendante:

  • des acteurs qui la composent en tenant compte de leurs caractéristiques (les personnes, les artistes, les familles, les élus, les associations, …),
  • des éléments contextuels qui la conditionnent, (économique, politique, social, culturel, matériel, lieux, …)
  • des orientations du projet (pédagogique, créatif, artistique, institutionnel, …)

Chacune est singulière, aléatoire, voire imprévisible. Il suffit de changer un de ses éléments constituants pour que celle-ci évolue de manière différente.
De ce fait, aucune situation ne peut se penser en termes de modèle figé. Chacune devra faire l’objet d’une préparation minutieuse.
Coopérer peut s’avérer coûteux dans un premier temps : explication, délibération, énergie pour débattre…
Mais travailler et agir conjointement pour un objectif commun s’avèrent très fructueux à moyen et long terme ; et la structure de coopération mise en œuvre permet aussi de participer au développement des capacités tant personnelles que fédératives.

Les Musiques et Danses du Monde : un champ culturel spécifique qui  porte en lui cette démarche interactive

Ce sont des pratiques collectives qui accompagnent au quotidien la vie du groupe social dans ses fêtes, ses rites, son travail. De ce fait, le rapport entre public et musiciens est un acte fondamental qui implique une relation ludique, festive et créatrice.
Ce sont des musiques dont la transmission repose sur l’oralité; elles posent un autre contexte à l’acte musical. Même quand l’ « œuvre » n’existe que dans la tête de l’« artiste », du « transmetteur », elle n’a de réalité que celle qui lui est donnée sur le moment et dans ce contexte. Elle reste cependant soumise au verdict du cercle des connaisseurs. Pas d’acte musical clos et définitif, pas de « par cœur » verrouillé, pas de « version originale » mais des versions multiples toutes aussi légitimes les unes que les autres, formées qu’elles sont par le même moule, la même sensibilité.

Ce sont en conséquence des musiques en perpétuel mouvement, d’une extrême variabilité, et pouvant par leur malléabilité même transmettre à travers les siècles des répertoires et des esthétiques vivants.
Cela implique une disponibilité d’esprit, une aptitude à accueillir la modification, le changement et à y réagir. Cela exige une flexibilité de la pensée, stimule  la créativité et l’autonomie, fait appel à la spontanéité.
En conséquence elles ont la capacité d’être ouvertes à d’autres esthétiques, prêtes à l’hybridation. Non figées, elles sont constamment disponibles pour la confrontation, la rencontre. Elles se nourrissent de tout apport nouveau, se régénèrent au contact d’autres approches musicales. Dans notre contexte francilien, la confrontation est continuelle, donnant lieu à des créations multiples

Le fondement même de nos démarches, c’est de mettre en tension, à travers les musiques et danses du monde, les particularismes et les valeurs républicaines de notre société.

La nature même de ces musiques les porte à ce débat, à cette négociation, à ce « faire » expérimental qui compose avec le contexte et que nous évoquions comme constitutifs de notre démarche. Elles ne sont pas simple objet musical, elles sont aussi intrinsèquement porteuses d’une démarche mentale et sociale.

Nous retenons deux critères essentiels

Ces musiques offrent des spécificités intéressantes permettant  un travail particulier sur notre territoire. Nous comptons utiliser à plein les outils qu’elles nous offrent. De l’application des valeurs énoncées, nous avons conclu à deux  critères essentiels, régulièrement récurrents dans nos actions.

La rencontre humaine, et non pas celle d’une « œuvre ».

On ne part plus de l’œuvre mais de la valeur que les individus donnent à leur pratique. Du sens qu’ils lui donnent.
L’oralité implique que l’œuvre n’existe que dans la tête de l’individu qui en est porteur, et du groupe qui la reçoit. Il n’y a pas d’auteurs, pas de partitions de référence. C’est ce que le musicien a à dire au moment où il le dit qui compte. C’est le contact émotionnel avec le public qui marque.
La retransmission, les actions pédagogiques  joueront sur les mêmes mécanismes d’empathie, d’imitation, d’adhésion.
L’action cherchera systématiquement à créer un cadre de convivialité et de  partage. Elle favorisera le contact et l’échange.

Une élaboration participative pour une société solidaire.

Construire l’action en travaillant avec les autres et non pour les autres. On est sur des règles délibératives, sur de la négociation constructive. (C’est le contraire de l’engineering de l’offre et de la demande)
Avec pour objectif de faire venir les partenaires dans l’espace public de façon à ce que  chaque participant s’engage à des ajustements concertés par rapport à un référentiel commun sur l’action qui nous rassemble.
Cela nous positionne dans la dynamique du débat. Dans la capacité à faire évoluer les systèmes de représentations. Dans la construction d’une relation et d’un engagement citoyen.

Conclusion et perspectives

Notre propos n’est pas de projeter un modèle d’action, mais de profiter du fait que ces musiques interviennent, comme interface entre la diversité culturelle, l’exigence esthétique, l’action culturelle et la création artistique,  la culture et la transformation sociale, pour développer à travers elles de nouvelles manières d’agir.
Notre démarche est riche et mérite plus de  reconnaissance au regard de sa pertinence et des savoir-faire qui s’y sont développés.
Au delà de la reconnaissance d’une « esthétique » entre musiques actuelles, musiques traditionnelles et musiques savantes, ou d’une insertion dans des dispositifs – création, diffusion, formation, développement social local –, il s’agit aujourd’hui de consolider nos acquis et de donner tous les développements possibles à une démarche qui fait de notre secteur, un partenaire pertinent des politiques publiques.

Constituer un collectif:

  • pour contribuer à la construction d’une citoyenneté républicaine et politique. La citoyenneté est indifférente aux identités ethniques, religieuses ou culturelles. Elle ne les nie pas.
  • pour que ces expressions culturelles soient valorisées par les politiques publiques et accèdent davantage l’espace public.
A ces fins nous devons aussi:
  • structurer et élargir un réseau régional, à partir des fondations existantes dans les divers départements à des niveaux certes différents mais réels.
  • développer les démarches de formation et d’enseignement à tous les niveaux : de l’initiation à la professionnalisation.
  • coordonner et renforcer le travail de diffusion dans toutes ses dimensions, y compris celles qui touchent à la question de la relation entre l’économie de la culture, l’économie sociale et solidaire et la coopération internationale.
  • approfondir les démarches qui participent au vaste mouvement qui lie création et tradition dans le monde entier. Ces démarches artistiques actuelles en Ile de France peuvent permettre de conquérir une place majeure sur le plan international.

Il est certain que la dimension financière est essentielle.  Cependant elle dépasse la simple question des subventions  du secteur culturel. Nous devons engager un travail transversal qui mette en synergie l’ensemble des acteurs. Nous abordons, au delà de la dimension culturelle, la question économique   quelles mutualisations, quelles relations entre culture et économie, économie sociale et solidaire  , le développement social local et la coopération internationale. Nous exprimons ainsi notre volonté de nous positionner en acteurs et partenaires des politiques publiques.

 

Téléchargement charte du collectif

http://collectifmdm-idf.com/

 

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L’autre ouvre de nouveaux possibles…

« La diversité culturelle est aujourd’hui au centre du discours politique.

La France est un pays différencié, fait des identités culturelles des «pays» qui la composent.
Le risque lié à cette situation est de déboucher sur de la fragmentation, du cloisonnement, du repli communautariste, de la cohabitation au mieux pacifique, d’îlots distincts, sans coopération entre eux, sans implication dans la vie publique.

L’Ile de France offre de ce point de vue une situation exacerbée.Elle peut être considérée comme un condensé des expressions culturelles de la planète. Et c’est à juste titre que nos voisins européens voient Paris comme la capitale des musiques du monde.

Face à cette situation (multi culturalité d’une part, et besoin sociétal d’unité et de décloisonnement) on nepeut plus se contenter de la logique de l’offre culturelle ou de son inverse : répondre à la demande. Il nous faut inventer de nouvelles pédagogies de construction de projets culturels : non plus consommer des produits finis mais être expérimentateurs de démarches. De nouvelles pistes d’intervention voient le jour.

C’est en référence avec le texte de l’Unesco sur la diversité culturelle, où la France s’est engagée à considérer que l’identité des personnes devait être au cœur de la politique culturelle, que nous souhaitons nous-mêmes concevoir nos actions selon un processus d’interaction et de participation.

« Dans nos sociétés de plus en plus diversifiées, il est indispensable d’assurer une interaction harmonieuse et un vouloir vivre ensemble de personnes et de groupes aux identités culturelles à la fois plurielles, variées et dynamiques.

Des politiques favorisant l’inclusion et la participation de tous les citoyens sont garantes de la cohésion sociale, de la vitalité de la société civile et de la paix ». Déclaration universelle de l’Unesco sur la diversité culturelle, article 2.


C’est pourquoi il est aujourd’hui nécessaire, pour un mieux-vivre ensemble, de mettre en interaction lanation politique républicaine ‘une et indivisible’dans son principe d’égalité des droits et la nation culturelle ‘de multi appartenances’. Un système social ne peut exister sans un système culturel, et un système culturel sans système social est une civilisation morte. Il est nécessaire que les deux systèmes s’interpénètrent.

Les musiques et danses du monde peuvent contribuer en partant des personnes et des pratiques d’élaborer en commun des projets permettant à chacun de prendre toute sa place dans l’organisation socio-économique et politique de notre société française.
Nous voulons dépasser la cohabitation parallèle, l’enfermement communautariste. Et nous voulons le faire à travers le travail en commun, la coopération.

Coopérer peut s’avérer coûteux dans un premier temps : explication, délibération, énergie pour débattre …
Mais travailler et agir conjointement pour un objectif commun, s’avère très fructueux à moyen et long terme ; et la structure de coopération mise en œuvre permet aussi de participer au développement des capacités tant personnelles que fédératives.

Le fondement même de notre démarche pédagogique, c’est de mettre en tension, à travers les musiques et danses du monde, les particularismes et les valeurs républicaines de notre société. »

Ce texte est le résultat d’une réflexion (en cours)  menée depuis un an avec les acteurs du réseau des musiques du monde en Ile de France.

 

 

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"Collectage. Parole de Rissois"

Projet ou la MJC part à la rencontre de la diversité culturelle de son territoire au travers des porteurs de mémoires, des musiciens et des danseurs "du monde" vivant à Ris-Orangis pas moins de 44 nationalités repérées à Ris et de 64 sur l'agglomération.

Première partie
Collectage en Auvergne avec André Ricros

 

Co-réalisation : Pascale Dauriac et Isabelle Leparcq

 

"Collectage. Parole de Rissois"

Deuxième partie
Collectage en Auvergne avec André Ricros

 

Co-réalisation : Pascale Dauriac et Isabelle Leparcq

 

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Questions posées aux musiciens
du Centre de Musiques et Danses Traditionnelles :

C’est quoi les Musiques et Danses Trad ?

- C’est un peu comme les saveurs régionales du monde entier.
- C’est disons, les musiques du monde entier qui se transmettent de génération en génération selon le principe de l’oralité.
- C’est un champ artistique infini qui permet une multitude de voyages vers des cultures autres d’ici et d’ailleurs, proches ou très éloignées. À la MJC, on peut trouver : les musiques du Centre France, de Bretagne, du Brésil via la Capoeira, l’Afrique Centrale avec les percussions, la Kora Africaine et son répertoire mandingue ou les musiques Irlandaises…
- Toutes ces musiques portent une dimension relationnelle, festive et sociale. Elles appartiennent à tous. Elles sont souvent anonymes.

Qu’est-ce que ça fait de rencontrer les Musiques et Danses Trad? Un choc ?

- Avant, je faisais du jazz et de la musique contemporaine. Un jour, je suis resté bouche bée à l’écoute d’une mélodie à priori simple : c’était en Bretagne pour un bal avec 400 danseurs. On avait l’impression d’une Game Boy où les musiciens faisaient ce qu’ils voulaient avec les danseurs…
-  Ça s’est imposé à moi après quatre ans de conservatoire. J’ai vu dans le métro un groupe de percus. J’étais tétanisé. J’ai vu les musiciens s’éclater, dilatés dans le plaisir, le partage et pas la performance. J’ai besoin de ce relationnel, de ce sensitif. On se réunit autour d’un musicien, d’un public… C’est spontané, convivial, c’est une expression libre et globale. Y a une globalité et une notion de plaisir, une idée simple, populaire. C’est la musique du peuple.

Ce n’est pas un peu trop « simple » la Musique traditionnelle ?

- Je rapproche ces musiques de Brassens à qui on reproche souvent une musique trop simple au-delà de la richesse des textes. En Musiques et Danses Trad, c’est pareil, on a souvent le sentiment d’avoir les mêmes airs, que c’est toujours la même chose, de quelque chose de simple. Et c’est vrai, mais comme Brassens, en fait, ça offre une multitude de possibilités et de libertés.
- C’est une rencontre humaine plus que celle d’une œuvre.
Comment ça s’apprend la Musique Traditionnelle ?
- Ce sont des musiques de tradition orale, ça signifie qu’il n’y a pas d’apprentissage par l’écrit mais par imitation, imprégnation, écoute de l’autre… Il faut copier pour apprendre !
- L’élève doit aller chercher la façon de jouer. Il pratique dès le début et c’est à lui de s’accrocher à ceux qui savent jouer et donc de rentrer dans les cercles de musiciens. Je dirai presque : c’est marche ou crève… Quel que soit ton niveau, tu peux trouver ta place et y a du coup un  autre rapport à l’enseignement.
- On est loin d’un « par cœur » verrouillé. On a recours à la mémoire auditive, à l’association du geste et du son, au chant intérieur. La musique devient un chant intérieur avant d’être un acte écrit.

Les Musiques et Danses Trad, c’est pas un peu ringard ?

- On est toujours le ringard de quelqu’un.
- Ce sont des musiques avec un sens culturel plutôt qu’un sens commercial, c’est ça : ringard ?
- Ringard ? Pourquoi ? Parce que c’est pas nouveau ? C’est vrai que c’est pas nouveau, mais marcher sur deux pieds, c’est pas nouveau, utiliser une fourchette ou un couteau non plus, et pourtant c’est vachement utile… Et ça fait plaisir.
- C’est vrai que pour le trad, y a un look, mais comme y a un look rap, un look ceci ou cela. On peut te trouver ringard mais moi ça ne me gêne pas. Pour moi, le truc, c’est que quand cette musique, elle est bien jouée, je la trouve prenante.
- C’est quelque chose avec des racines mais qui devrait être en mouvement. Et que ça bouge, que ça tourne, comme la terre est ronde. Malheureusement, des fois on en fait des musées, on les fige.
- Cette idée de ringard, faut la mettre en lien avec la notion de « la différence », de la peur de l’autre. Avec les Musiques et Danses Trad, on plonge au cœur de la diversité du monde, de ces étranges étrangers…
- Forcément, on va vers d’autres langages musicaux. On y trouve des notes dont certaines ne sont pas transposables et ne peuvent pas être écrites dans nos modes d’écriture : seule la transmission orale permet de les reproduire.
- Non. c’est pas qu’ils jouent faux, c’est tes oreilles qui sont fermées !
- Ce sont des musiques pour être ensemble, au coude à coude. Ce qui est top dans ces musiques, c’est qu’il y a aussi un important rapport au corps, parce qu’elles sont liées à la danse. On retrouve ce mouvement du corps partout : chez le violoniste irlandais, par exemple, notamment avec les pieds, chez les percussionnistes…
- Rendre compte charnellement de chaque impulsion musicale.

André Ricros, musicien, parle d’un homme debout avec un sac dans le dos, la tradition, et un sac sur le ventre, l’avenir. Il a besoin pour son équilibre de son sac à dos, mais s’il est trop lourd, l’homme tombe à la renverse. Alors, il faut équilibrer tout ça, pour être là, aujourd’hui, avec les traditions et inventer notre monde, notre imaginaire de demain…

Pascale Dauriac - CMT - MJC de Ris Orangis

 

 

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En tant que Centre des Musiques et Danses traditionnelles en Ile de France, la MJC de Ris Orangis anime un réseau : conseil artistique et pédagogique c’est un véritable lieu ressource qui coordonne l’ensemble des acteurs et coordonne des projets d’envergure régionale : orchestres, formations… La MJC est également pôle 91, tête du réseau des musiques du monde en Essonne.

Maison des Jeunes et de la Culture
10 place Jacques Brel
91130 Ris Orangis
01 69 02 13 20
www.mjcris.org

 

 

L’ANNUAIRE
LES PARTE

de partenaires Musiques et Danses du Monde en Île de France

NAIREn Ile de France

 

ADIAM 94

(Association Départementale d’Information et d’Actions Musicales)

Domaine départemental de Chérioux

4, route de Fontainebleau

94407 VITRY-SUR-SEINE

Tél. : 01 41 73 11 79

Mail : adiam94@adiam94.org

Site : www.adiam94.org

 

ARIAM ILE-DE-FRANCE

(Association Régionale d’Information et d’Actions Musicales)

Conseiller musiques et danses du monde : Julien André

9, rue de la Bruyère

75009 PARIS

Tél. : 01 42 85 45 37

Mail : julien.andre@ariam-idf.com

Site : www.ariam-idf.com

 

ASSOCIATION ADP

(Atelier de la Danse Populaire)

37, rue Blefort

94700 MAISON-ALFORT

Tél. : 01 43 78 69 45

Mail : infos@adp-danse.com

Site : www.adp-danse.com

 

ASSOCIATION AEPEM

(Association d’Étude, de Promotion et d’Enseignement des Musiques Traditionnelles des Pays de France)

24, rue Villiers de l’Isle-Adam

75020 PARIS

Mail : aepemasso@gmail.com

Site : www.aepem.com

 

ASSOCIATION AOLF

(Alors, On L’Fait…!?)

12, place de la Mairie

91400 SACLAY

Tél. : 09 54 14 40 89

Mail : info@aolf.fr

Site : www.aolf.fr

 

 

ASSOCIATION ART’ ET MOIN

(Création, culture et solidarité)

18, rue Eugène Jumin

75019 PARIS

Tél. : 01 74 60 32 23

Mail : artetmoin@nawali.com

 

ASSOCIATION LES AMIS DE TSUICA

(Musiques d’Europe de l’est)

12, rue de la Noise

92140 CLAMART

Tél. : 09 62 19 26 78

Mail : tsuica@laposte.net

Site : www.amis-de-tsuica.org

 

ASSOCIATION LES BOUCHES DECOUSUES

(Diffusion – sensibilisation aux contes)

Maison Alphonse Daudet

33, rue Alphonse Daudet

91210 DRAVEIL

Tél. : 06 30 56 79 08

 

ASSOCIATION TRADDAMUS

(Fédération des associations de musiques et danses traditionnelles du 92)

Maison des associations

11, rue des ancienne mairies

92000 NANTERRE

Tél. : 06 07 60 12 27

Mail : traddamus@yahoo.fr

Site : www.nanterre.fr

 

CIMT – CENTRE D’INFORMATION DES MUSIQUES TRADITIONNELLES ET DU MONDE

(Département de l’Irma)

Responsable : François Bensignor

22, rue Soleillet

75980 PARIS Cedex 20

Tél. : 01 43 15 11 11

Mail : fbensignor@irma.asso.fr

Site : www.irma.asso.fr/-CIMT-

 

 

CONSERVATOIRE INTERCOMMUNAL DES DEUX VALLEES

3, rue Pierre Houdin

91490 MILLY-LA-FORET

Tél. : 01 64 98 72 76

 

ESPACE JEMMAPES – CENTRE D’ANIMATION

(CRL 10 – Centres d’animation du 10ème arrondissement)

Directeur – programmateur : Jean-Marie Guezala

116, quai de Jemmapes

75010 PARIS

Tél. : 01 48 03 33 22

Mail : jean-marie.guezala@crl10.net

Site :  www.crl10.net

 

ESPACE PREVERT – SCENE DU MONDE

(Salle de spectacles – Pôle des Musiques du Monde de Seine-et-Marne)

Directeur – programmateur : Jean-Marc Galtier

Responsable du pôle :

Mathieu Rosati

4, place du miroir d’eau

77176 SAVIGNY-LE-TEMPLE

Tél. : 01 64 10 55 10

Mail : direction@scenedumonde.fr / pole@scenedumonde.fr

Site : www.scenedumonde.fr

 

ETHNOART

(Diffusion – Formation)

77, rue des Cités

93300 AUBERVILLIERS

Tél. : 01 41 57 04 63

Mail : contact@ethnoart.org

Site : www.ethnoart.org

 

 

 

 

 

 FESTIVAL LES IRLANDAYS

Directeur – Programmateur : Bruno Bossard

Centre Culturel des Portes de l’Essonne

3, rue Lefèvre-Utile

BP18

91205 ATHIS-MONS Cedex

Tél. : 01 69 57 81 10

Mail : bbossard@portesessonne.fr

Site : www.centreculturelccpe.fr

 

LE CAP

(Salle de spectacles – Formation)

Directeur – programmateur : Stéphane Moquet

56, rue Auguste Renoir

93600 AULNAY-SOUS-BOIS

Tél. : 01 48 66 40 38

Mail : lecap@aulnay-sous-bois.com

Site : www.aulnay-sous-bois.fr

 

LES RENCONTRES DE CORNEMUSES

Directeurs – Programmateurs : Jacques Lanfranchi et Didier Michoud

MJC de Savigny-sur-Orge

12, Grande rue

91600 SAVIGNY-SUR-ORGE

Tél. : 01 69 96 64 95

Mail : mjc@savigny.org

Site : www.mjc91600.free.fr

 

LES RENCONTRES DE VIOLON TRADITIONNEL EN ILE-DE-FRANCE

Directeur – Programmateur : Alain Bormann

Amicale Laïque de Brétigny-sur-Orge

Ecole Jean Jaurès

Boulevard de la République

91220 BRETIGNY-SUR-ORGE

Tél. : 06 81 31 56 74

Mail : alain.bormann@free.fr

Site : www.rencontres-violon-idf.org

MAISON DE LA MUSIQUE DE NANTERRE

(Salle de spectacles – Médiathèque)

8, rue des anciennes mairies

92000 NANTERRE

Tél. : 01 41 37 94 20

Site : www.nanterre.fr

 

MAISON DU THEATRE ET DE

LA DANSE

75-81, avenue de la Marne

93800 EPINAY-SUR-SEINE

Tél. : 01 48 26 45 00

Site : www.epinay-sur-seine.fr

 

MJC DE RIS-ORANGIS

(Salle de spectacles – Formation – Centre des Musiques et Danses Traditionnelles en Ile-de-France – Pôle 91)

Directeur : Max Leguem

10, place Jacques Brel

91130 RIS-ORANGIS

Tél. : 01 69 02 13 20

Site : www.mjcris.org

 

PENICHE ANAKO

(La péniche des musiques du monde)

Bassin de la Villette

Face au 61 quai de la Seine

75019 PARIS

Site : www.peniche.anako.org

 

RESEAU CULTURE 21

(Agenda 21 de la culture)

Coordinatrice : Christelle Blouët

Tél. : 09 50 68 35 84

Mail : contact@reseauculture21.fr

Site : www.reseauculture21.fr

 

SIMED DE BALLANCOURT

(Formation)

31, rue Martroy

91610 BALLANCOURT

Tél. : 01 64 93 28 74

Site : www.ville-ballancourt.fr

 

VENTS DU MONDE

(Tous les mercredis à 18h30 sur Aligre FM)

Emission animée par Pierre Cuny

Mail : ventsdumonde@hotmail.com

 

VILLES DES MUSIQUES DU MONDE

Directeur – programmateur :

Kamel Dafri

4, avenue de la Division Leclerc

93300 AUBERVILLIERS

Tél. : 01 48 36 34 02

Mail : kamelvillesdesmusiquesdumonde.com

Site :

www.villesdesmusiquesdumonde.com

 

Deux fédérations nationales :

 

FAMDT

(Fédération des Associations de Musiques et Danses Traditionnelles)

www.famdt.com

 

ZONE FRANCHE

(Réseau des musiques du monde)

www.zonefranche.com

 

 

 

 

«Liste non exhaustive»

 

 

 

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Nos partenaires

   

 



Le collectif des Musiques et Danses du Monde

avec le soutien du

Conseil Régional d’île de France

présente

le 11ème festival Dans’Art Capoeira 2012 à la MJC de Ris-Orangis

Réalisation Audrey LEHONT

 


Festival "Villes et Musiques du monde"

du 11 octobre 10 novembre 2013

14ème édition

 

 

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